Kallemouni teni 3annak

J'avais acheté "Les Pensées" à l'époque où je me promettais de lire l'essentiel de la littérature française. Alors promesse oblige, j'avais lu les 2 premières pages, et promesse oblige, je ne l'avais pas terminé.

Il faut dire aussi que se prendre un discours "la vie pour les nuls", à force de phrases à quatre lignes, tellement longues et abstraites que je me demandais si à la fin il était arrivé à démontrer sa théorie, ou son contraire, n'est pas chose digeste quand on est jeune qui cherche à prouver que rien ne va autour, ni son contraire, bien au contraire.

Toujours est-il que c'est sur "Les pensées" que ma main fouillant le sac des reliques est tombée, cherchant un compagnon pour les 2h de voyage, et un anti-compagnon pour celui qui devait m'y accompagner. Faute de temps j'ai gardé "Les pensées", et faute de pensées j'ai lu le livre.

Et alors quoi, ce n'était pas aussi assommant que prévu finalement, toutes choses étant relatives, et plus précisément, relativement rapportées à mon voisin de siège pour ce contexte.

Non vraiment, je pense que la force de ce livre est dans l'exercice qu'il fait faire à l'esprit, et je peux dire que le mien s'en est retrouvé courbaturé après quelques semaines de TF1 (merci free).
D'autre part, l'écrivain n'est pas aussi morose que l'on attend d'un moralisateur du 15ème siècle...peut être aussi parce qu'il sait que 6 siècles le séparent des livres de Bernard Henry Lévy (merci Peter). Vraiment, il est balaise ce Pascal, sensa!

Ce fut donc un hommage à Blaise Pascal, presque dans son style. Un peu comme quand les jeunes premières chantent à la télé tunisienne les reprises de Oum koulssoum et Warda: le truc un peu surfait, sans conviction et surtout, dont tout le monde s'en contre balance.

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